Goultard est un demi-dieu Iop, fils du Dieu Iop et de Cabotine, et l’une des figures les plus marquantes du Monde des Douze. Reconnaissable à sa chevelure rousse démesurée, à sa stature imposante et à son apparence de guerrier brut, il incarne à lui seul toute la dualité des Iops, une passion dévorante pour le combat, mêlée à une expérience qui lui a apporté une forme de recul et de sagesse rares pour son peuple. Derrière cette façade de combattant se cache un être profondément marqué par son passé, hanté par ses erreurs mais animé par une volonté constante de se racheter.
Très tôt, Goultard manifeste une puissance exceptionnelle, capable d’affronter et de terrasser des créatures redoutables alors qu’il n’est encore qu’un enfant. Mais cette force attire également la peur et le rejet, le poussant à vivre en marge avant de devenir un héros reconnu. Sa vie bascule tragiquement lorsqu’il perd sa famille, événement fondateur qui d’clenche en lui une colère incontrôlable. C’est dans cet état qu’il est possédé par le démon Médoroziam, donnant naissance à une période sombre où il devient Goultard le Barbare, puis Dark Vlad, une incarnation violente et destructrice de lui-même.
Durant des siècles, Goultard oscille entre différentes identités, incapable de trouver un véritable équilibre. Ce n’est qu’à travers ses rencontres, notamment avec Arty, et ses combats contre des entités majeures comme le Cornu Mollu, qu’il entame un lent retour vers son humanité. Libéré de l’influence de Médoroziam, il retrouve peu à peu ses émotions et accepte de porter le poids de ses actes passés. Cette expérience forge en lui une conviction profonde, chacun mérite une seconde chance, car lui-même a su revenir de ses propres ténébres.
à l’ère du Wakfu, Goultard apparaît comme une figure à la fois légendaire et désabusée, encore hantée par les destructions qu’il a causées et par l’absence de son père, le Dieu Iop. C’est dans ce contexte qu’il rencontre Tristepin de Percedal, un jeune Iop dont la détermination et la sincérité finissent par le toucher. Il décide alors de le prendre sous son aile, devenant son mentor et lui transmettant non seulement son savoir, mais aussi une vision plus nuancée de la force. Conscient de la véritable nature de son élève, il choisit n’anmoins de ne pas lui révéler immédiatement son héritage divin, préférant le laisser grandir par lui-même.
Leur relation devient l’un des piliers de son évolution, Goultard voyant en Tristepin à la fois un héritier et une chance de transmettre ce qu’il n’a jamais eu. Lorsque les événements liés à Ogrest éclatent, il révèle finalement la vérité et accompagne son disciple dans l’acceptation de son destin. Devenu lui-même le nouveau Dieu Iop, Goultard affronte des ennemis d’une ampleur colossale, allant jusqu’à combattre Rushu et à contenir des menaces capables de détruire le monde.
Malgré cette puissance, il reste profondément attaché aux siens, intervenant régulièrement pour soutenir Tristepin, Yugo et leurs alliés dans leurs combats les plus difficiles. Il participe notamment aux affrontements contre la Fratrie des Oubliés et se retrouve confronté à ses propres démons lorsque son ancienne personnalité de Dark Vlad refait surface, rappelant que son passé n’est jamais totalement effacé. Sa confrontation avec Tristepin marque alors un moment clé, où il est ramené à lui-même.
Dans les événements les plus récents, Goultard continue de jouer un rôle central face aux menaces majeures du Krosmoz, notamment lors de l’invasion des Nécromes. Aux côtés de Yugo, il affronte Toross Mordal et n’hésite pas à se sacrifier pour permettre à ses alliés de survivre, fidèle à son rôle de protecteur. Malgré son apparente brutalité, il agit toujours avec un sens profond du devoir et de la loyauté.
Goultard incarne ainsi une figure complexe, forgée par la violence, la perte et la rédemption. Guerrier légendaire, mentor et demi-dieu, il représente à la fois la force destructrice des Iops et leur capacité à se relever, faisant de lui un symbole de résilience dans un monde où même les plus grands héros doivent affronter leurs propres ténébres.